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L’épouse + La ménagère – Rebecca Journo

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L’Épouse et La Ménagère explorent différentes facettes d’un même personnage. Ce diptyque met en scène deux représentations archétypales féminines: la mariée en robe blanche et la ménagère typiquement représentée dans les publicités pour électroménagers des années 50/60.

Née de l’univers des marionnettes, L’Épouse s’éveille et se cherche loin du réel, dans nos fantasmes et nos cauchemars. Ce solo évoque une mariée déchue dont le langage n’est que corps, tentant d’aller vers et de s’adresser à. Perdue dans le regard de l’autre, tiraillée entre différents espaces, L’Épouse, résignée, avance tant bien que mal. Cette marche nuptiale revisitée, à la croisée du spectacle et de la performance, invite le spectateur à entrer dans un univers fantomatique et glaçant.

Dans un décor évoquant la cuisine d’un foyer des années 50, La Ménagère représente le cycle répétitif et aliénant dont la femme au foyer est prisonnière. Présence fantôme ou virtuelle, le personnage s’enferme dans un système de gestes quotidiens. A la manière d’une marionnette, la femme courbée en blouse jaune effectue des gestes mécaniques et répétitifs, qui miment les actions de nettoyage et de cuisine, notamment à travers l’utilisation d’ustensiles ou d’appareils électroménagers. La Ménagère invite une partie du public sur le plateau, aux abords de l’espace de jeu. Ce rapport de proximité et une relation très forte entre son et geste permettent de décupler le mouvement et d’aborder la dramaturgie de façon cinématographique.

Placement libre

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